A PROPOS DE L’INFANTERIE LEGERE FRANCAISE EN ALLEMAGNE

VERS 1806-1807

 

Le grand chercheur qu’était Joseph Margerand, principalement connu pour son ouvrage sur les coiffures militaires françaises,  écrivait dans «  La Giberne » (1) au début du 20ème siècle :« En 1806, les prescriptions réglementaires étaient bien plutôt les prescrip­tions régimentaires, car l’on peut assurer que chaque régiment avait ·ses règles de tenues et encore une large part était faite à l’initiative individuelle. Com­ment rétablir maintenant les tenues portées par tous nos régiments d’infante­rie pendant cette grande période de 1803 à 1812, sinon au moyen des cahiers d’ordres et des croquis contemporains ? Les dessins même très imparfaits, notés au passage de nos troupes en Allemagne, sont les témoins les plus fidèles et ceux qu’on peut le moins récuser ».

En vérité, l’étude et l’examen attentifs de l’iconographie contemporaine ainsi que des objets d’époque nous amènent à affiner l’image que nous pouvons nous faire de l’allure des soldats du passé, il est devenu impératif de retourner à ces sources primaires car le gros de la docu­mentation disponible actuellement a généralement été construit sur les textes officiels, peu appliqués, ou sur les documents contemporains regardés au travers d’un filtre de jugements préétablis, ôtant par là tout véritable caractère d’authenticité.

Au contraire, la technique que nous préconisons ici consiste à tenter de nous débarrasser de ces préjugés et à regarder les sources telles quelles, au premier degré et sans filtre culturel, en quittant la prétention de mieux voir que les témoins oculaires eux-mêmes.

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