LES SOUS-OFFICIERS D’INFANTERIE FRANCAISE

A LA FIN DES GUERRES NAPOLEONIENNES

 

Le nom de “sous-officier” n’est en usage dans l’armée française que depuis 1790; il s’est substitué à  ” bas-officier ” que la législation révolutionnaire avait répudié pour les raisons que l’on comprend. Comme aujourd’hui, il s’agissait d’une classe d’hommes de troupes gra­dés tenant l’intermédiaire entre les soldats et les officiers. Leur rôle est donc crucial on le verra; ce sont les bons sous-officiers, expérimentés surtout, qui font la qualité de la troupe.

L’Ordonnance de 1791, qui prévalut durant toute la Révolution et une par­tie de l’Empire, inclut dans la dénomination générique de “sous-officiers”, d’une part les adjudants-sous-officiers, les sergents-majors et les tam­bours-majors, d’autre part les sergents, mais aussi les caporaux, les capo­raux-tambours et les maitres-ouvriers. Toutefois, à la fin de l’Empire, on n’y comprenait plus que ” les hommes de troupe à décoration d’or ou d’argent, et non ceux dont la marque distinctive était un galon de fil ou de laine “;  des dispositions en vigueur tacitement  que l’ordonnance de 1818 officialisera nous dit le général Bardin (1) dans son “Dictionnaire de l’Armée de Terre”.

En fait, tout distingue le sous-officier de l’homme de troupe…

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